

Qu’est-ce que l’amniocenthèse?
L’amniocenthèse est une opération qui consiste à prélever à l’aide d’une seringue du liquide amniotique au sein du placenta afin d’établir le caryotype du foetus et de dépister les anomalies chromosomiques (trisomie 21) ou des maladies héréditaires.
Comment se pratique-t-elle?
L’amniocenthèse se pratique sans anesthésie mais en chambre stérile. Le gynécologue qui la pratique enduit le ventre de la femme enceinte de bétadine afin de désinfecter toute la zone. Il recouvre ensuite le ventre d’un plastique découpé. A l’aide d’un appareil échographique, il situe le bébé dans le placenta et détermine à quel endroit il va pouvoir enfoncer l’aiguille pour le prélèvement. Il enfonce ainsi l’aiguille dans le ventre de la maman et rentre ensuite dans le placenta pour le prélèvement. Vous pouvez suivre généralement en même temps la manipulation sur l’appareil échographique. Vous verrez clairement l’aiguille apparaître à l’intérieur du placenta. Au final, 20 ml de liquide amniotique devront être prélevés pour pouvoir pratiquer toutes les analyses.
Chez qui?
L’amniocenthèse n’est pas pratiquée chez toutes les personnes, car elle n’est généralement conseillée que pour les personnes dites à risque. Elle ne peut toutefois pas être imposée et c’est aux parents de décider de la pratiquer ou non. Elle est généralement demandée par les parents lorsqu’une interruption thérapeutique de grossesse est envisagée en cas d’anomalies.
Les personnes dites à risques sont :
– les femmes enceintes de plus de 38 ans
– les personnes ayant des maladies héréditaires
– des personnes dont la première ou la deuxième échographie a décelé une anomalie chez le foetus
– les personnes qui ont des marqueurs sériques inférieurs à 1/250 et qui souhaitent une confirmation.
Les risques?
L’amniocenthèse n’est pas anodine, car elle reste liée dans 1% des cas à une fausse couche. En effet, l’aiguille peut toucher le cordon, le placenta ou le foetus ou avoir prélevé un organisme vital pour le foetus.
Il est donc conseillé à la maman de se reposer durant les 48h qui suivent le prélèvement, en restant de préférence allongée, sans faire d’effort. Un arrêt de travail de 48h lui est généralement prescrit.
Les principaux risques de fausse couche interviennent dans les 10 à 15 jours qui suivent l’amniocenthèse, mais celle-ci peut avoir provoqué une infection amniotique qui peut déclencher plus tard un accouchement prématuré.
En bref, une amniocenthèse n’est jamais anodine et doit être décidée en connaissance de cause.
Les résultats
Les résultats sont disponibles en trois semaines. Un dépistage prématuré des chromosomes 13, 18 et 21 permet d’avoir les premiers résultats de trisomies dans les 3 jours qui suivent le prélèvement, mais il faut généralement attendre les trois semaines complètes pour avoir tous les résultats définitifs. Sachez toutefois que si l’amniocenthèse est très très fiable, comme pour tout acte médical, il peut toutefois exister un risque très très minime d’erreur.



