Epiphanie : la quête éperdue de la fève et ses origines

7 janvier 2016 Florianne Aucun commentaire

galette des rois

Chaque année le mois de janvier est compliqué, principalement parce que l’euphorie des fêtes de fin d’année retombent, même si nous essayons de les faire durer en envoyant nos plus belles cartes de vœux. On attaque une longue période hivernale où, en plus, il n’y a aucun jour férié…bref les jours sont longs en attendant le printemps. Fort heureusement il y a l’épiphanie pour nous remonter le moral (en tout cas chez nous ça marche). Mais d’ailleurs, est-ce que vous savez d’où vient cette fête ? Pourquoi on mange une galette ? Et pourquoi on met un fève ? Je vous dis tout sur le sujet, comme ça vous pourrez faire les malins en famille lorsque vous couperez votre galette !

La tradition de l’épiphanie telle qu’on la connaît

De ce que nous savons, l’épiphanie se déroule le 6 janvier pour célébrer les trois rois mages qui, guidés par une étoile, se sont rendus à Bethléem pour offrir des cadeaux au petit jésus. Cette fête se déroule toujours douze jours après la naissance de Jésus, c’est d’ailleurs une réforme qui a décalé l’épiphanie au deuxième dimanche après Noël car c’était plus pratique de la célébrer le week end. Mais bon si vous ratez le coche, sachez que la galette peut se déguster pendant la première quinzaine de janvier…Et si vous voulez vous empiffrez de frangipane vous pouvez même en manger plusieurs !

D’où vient réellement cette tradition ?

Vous avez bien lu le titre, l’épiphanie existait bien avant la religion chrétienne, et oui chers lecteurs et chères lectrices, on la retrouve dans la mythologie grecque et romaine ! Dans l’Antiquité, nos amis grecs fêtaient le dieu Dionysos (dieu du vin, de la vigne, des fêtes et des excès) en plein milieu de l’hiver pour symboliser sa renaissance et le retour de la lumière et de sa végétation…une vraie célébration que l’on retrouve également chez les romains pour le dieu Saturne pour symboliser la protection des liens de la famille et de la cité. L’épiphanie avait donc une importance vitale dans l’Antiquité, c’était une fête très respectée.

Une galette, une fève et un roi !

La galette des rois a une dimension conviviale que l’on doit aux Saturnales des romains, puisqu’à cette période les maîtres et les esclaves mangeaient tous à la même table. D’ailleurs, les rôles étaient inversés et les esclaves devenaient des rois le temps d’une journée…tiens tiens, cela ne nous rappelle pas une certaine couronne ? En fait, nous nous sommes tout simplement imprégnés des traditions de l’Antiquité pour célébrer l’épiphanie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

D’ailleurs, nous cherchons tous la fève, mais nous nous posons rarement la question de son origine. La fève est le premier légume qui pousse après l’hiver, elle est donc un vrai symbole de la renaissance et de la fécondité, on la cache donc dans la galette car elle est facilement dissimulable sans être trop petite. Au Moyen-Âge, lorsque l’on devenait roi, c’est-à-dire que l’on tombait sur la fève, on devait payer sa tournée…or les plus malins et les plus avares l’avalaient pour ne rien payer, c’est pour cette raison que les fèves sont désormais en porcelaine…pas folle la guêpe !

La tradition en 2016 : entre gâteaux régionaux et tricheries des enfants

La fameuse galette n’est pourtant pas une tradition pour tout le monde, puisqu’en fonction des pays ou même des régions, on ne mange pas forcément de la galette à la frangipane. D’ailleurs, au Danemark, on cherche une amenda dans du riz bouilli…tout de suite moins appétissant qu’une bonne galette. Dans le Dauphiné par exemple on mange une pogne, tandis qu’en Provence il s’agit du gâteau des rois. Mais bon après chacun a sa déclinaison, que ce soit une brioche avec de la fleur d’oranger ou bien avec des fruits secs, tant que l’on mange de bonnes choses en bonne compagnie (et que l’on a la fève) tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…enfin si les enfants ne trichaient pas !

Et oui car lorsque l’on fait la galette des rois avec des enfants, on peut être sûrs qu’ils vont tout faire pour avoir la fève, et nous passons pour des parents indignes si on ne la leur donne pas en douce ! Entre ceux qui râle et ceux qui fouillent carrément dans la galette pour choisir leur part, nous pouvons dire adieu à la couronne ! Bon tant pis, après tout, si vous avez pris comme résolution de penser un peu plus aux autres, faire une croix sur la fève c’est déjà un bon départ.

Chez vous aussi les enfants trichent pour avoir la fève ?

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